À moins d’un an de l’élection présidentielle, presseagence.fr résume en une formule l’état d’esprit du monde entrepreneurial français : « le verdict est sans appel ». L’idée que porte l’article est celle d’un décalage grandissant entre les attentes des chefs d’entreprise et la trajectoire économique du pays. Une consultation d’ampleur inédite, menée par le Medef auprès de près de 66 000 dirigeants, révèle un pessimisme massif et des exigences précises pour le prochain quinquennat. Pour les dirigeants-actionnaires et les familles d’entrepreneurs que nous accompagnons chez Ade-ci Family Office, ces résultats méritent une lecture attentive : ils dessinent en creux les risques fiscaux et patrimoniaux à anticiper d’ici 2027.
Une consultation historique menée par le Medef
65 872 dirigeants interrogés, une méthodologie inédite
L’article rapporte que le Medef a conduit, avec l’institut OpinionWay, la consultation « Mobilisation des Entreprises de France – Cap sur 2027 » entre le 15 avril et le 15 juillet 2026. Avec 65 872 dirigeants d’entreprise interrogés, il s’agit de la plus vaste enquête jamais réalisée auprès de chefs d’entreprise en France, couvrant des sociétés de toutes tailles, de tous secteurs et de toutes les régions, avec une forte proportion de TPE et de PME. Les résultats complets ont été présentés le 27 août 2026, à l’occasion de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF).
Un verdict sans appel : 82 % de pessimisme
Le chiffre central de l’enquête, largement repris par la presse économique, est sans équivoque : 82 % des dirigeants interrogés se disent pessimistes quant aux effets de la politique économique du futur président sur leur entreprise, contre seulement 17 % d’optimistes. Plus préoccupant encore, 66 % estiment qu’en l’absence de changement de cap, leur entreprise risque de se fragiliser, de rencontrer de sérieuses difficultés, voire de faire faillite au cours du prochain quinquennat. Seuls 20 % pensent pouvoir maintenir leur activité à son niveau actuel ou la développer, tandis que 13 % envisagent déjà de privilégier leur développement à l’étranger.
Les cinq priorités des chefs d’entreprise pour 2027
Baisse de la fiscalité et des charges en tête des attentes
Selon l’article, la consultation fait ressortir cinq demandes majeures des dirigeants pour le prochain mandat présidentiel. La réduction de la fiscalité et des charges arrive largement en tête, citée par 83 % des répondants. Le niveau des impôts et des charges est d’ailleurs identifié comme le principal obstacle à l’activité aujourd’hui, par 79 % des dirigeants interrogés.
Réindustrialisation, simplification et stabilité des règles
Viennent ensuite la réindustrialisation de la France, citée par 81 % des dirigeants, puis la simplification des normes et démarches administratives et la réduction de la dette et des dépenses publiques, chacune évoquée par 75 % des répondants. La stabilité des règles fiscales et sociales complète ce top 5, avec 74 % de citations. Le poids des démarches administratives (59 %) et l’instabilité réglementaire (50 %) sont également pointés comme des freins concrets au quotidien des entreprises.
Des craintes précises pour le prochain quinquennat
Une nouvelle hausse de la fiscalité redoutée par 85 % des dirigeants
Au-delà du constat général, l’article détaille les appréhensions très concrètes exprimées par les chefs d’entreprise pour le mandat qui s’ouvrira en 2027. Ainsi, 85 % des dirigeants redoutent une nouvelle augmentation de la fiscalité pesant sur leur entreprise, et 63 % anticipent une aggravation de la bureaucratie. Interrogés sur la réforme jugée la plus indispensable, 63 % citent spontanément celle des charges.
Impôt sur le revenu et sur le patrimoine : une inquiétude à 62 %
Point particulièrement sensible pour les lecteurs d’Ade-ci Family Office : 62 % des dirigeants craignent une hausse de l’impôt sur leurs revenus personnels et sur leur patrimoine. Cette inquiétude, mise en avant par l’article, confirme que la fiscalité patrimoniale des entrepreneurs — et pas seulement celle de leur société — sera un enjeu central de la campagne présidentielle de 2027.
Ce que ce climat d’incertitude change pour les dirigeants patrimoniaux
Anticiper la transmission d’entreprise dans un contexte instable
Ce climat de défiance, tel que le décrit l’article, s’inscrit dans un contexte où la transmission des entreprises familiales devient un enjeu majeur pour l’économie française. Pour les dirigeants qui envisagent de céder ou de transmettre leur société dans les prochaines années, l’incertitude sur l’évolution de la fiscalité successorale et sur les dispositifs de soutien à la transmission renforce l’intérêt d’une planification patrimoniale anticipée, plutôt que d’attendre les arbitrages du prochain quinquennat.
Sécuriser son patrimoine professionnel et personnel
Les craintes exprimées dans la consultation du Medef, qu’il s’agisse de la fiscalité des entreprises ou de celle du patrimoine personnel des dirigeants, rappellent l’importance d’une stratégie patrimoniale robuste, capable de s’adapter à plusieurs scénarios fiscaux. Diversification des actifs, structuration du patrimoine professionnel et privé, ou encore anticipation des donations : autant de leviers qu’un accompagnement sur mesure permet d’activer avant que les règles ne changent, plutôt qu’en réaction à une réforme.
Pourquoi cette consultation compte pour 2027
Un test grandeur nature pour les candidats à la présidentielle
L’article souligne que le Medef entend faire de cette consultation un outil de pression politique à l’approche de 2027. L’organisation patronale veut placer les attentes des entreprises au cœur du débat présidentiel et interpeller directement les candidats sur leur stratégie de compétitivité et d’investissement. Chaque candidat devra ainsi préciser sa position sur la fiscalité, la simplification administrative et la stabilité réglementaire.
Un signal à suivre de près pour les dirigeants-actionnaires
Pour les chefs d’entreprise et les familles d’entrepreneurs, cette consultation constitue un baromètre précieux des sujets qui structureront le débat économique des prochains mois. Elle confirme que la fiscalité, sous toutes ses formes — celle de l’entreprise comme celle du patrimoine personnel — restera au centre des arbitrages politiques jusqu’à l’élection de 2027.
Ce qu’il faut retenir
- Le Medef a interrogé 65 872 dirigeants entre avril et juillet 2026 : la plus vaste consultation jamais menée auprès de chefs d’entreprise en France.
- 82 % des dirigeants se disent pessimistes quant à la politique économique du futur président ; 66 % craignent une fragilisation de leur entreprise sans changement de cap.
- Cinq priorités se dégagent : baisse de la fiscalité et des charges, réindustrialisation, simplification administrative, réduction de la dette publique et stabilité des règles.
- 85 % redoutent une nouvelle hausse de la fiscalité des entreprises, et 62 % une hausse de l’impôt sur le revenu et le patrimoine des dirigeants.
- Pour les entrepreneurs et leurs familles, ce climat d’incertitude renforce l’intérêt d’anticiper dès maintenant la structuration et la transmission de leur patrimoine.
Cet article s’appuie sur les informations rapportées par presseagence.fr : Présidentielle 2027 : une consultation du Medef révèle le pessimisme et les exigences des entreprises.