Après une année 2024 au plus bas (environ 870 000 transactions), le marché de l’ancien avait enregistré un net rebond en 2025, avec environ 940 000 ventes — soit une hausse d’environ 8 % sur un an. La stabilisation des taux de crédit autour de 3,2-3,3 % et un léger recul des prix avaient redonné du pouvoir d’achat aux acquéreurs, ramenant notamment les primo-accédants sur le marché.
Mais selon BPCE, cette dynamique devrait s’essouffler en 2026. Les économistes du groupe tablent sur un repli à environ 910 000 transactions, et une progression des prix limitée à +0,7 %. Plusieurs facteurs expliquent ce coup de frein : la remontée probable des taux de crédit — qui pourraient s’approcher des 4 % d’ici la fin de l’année —, l’instabilité du contexte politique, et surtout la hausse des droits de mutation dans de nombreux départements, qui renchérit le coût d’acquisition.
Le marché du neuf, quant à lui, reste en grande difficulté malgré l’élargissement du Prêt à Taux Zéro. Les mises en chantier peinent à redémarrer et l’offre se contracte.
Le point de vue patrimonial : pour les investisseurs comme pour les acquéreurs de résidence principale, 2026 s’annonce comme une année de consolidation plutôt que d’accélération. Les opportunités existent, mais elles supposent une analyse fine du marché local et une anticipation de l’évolution des taux. C’est un marché où la sélectivité sera plus que jamais récompensée.
Source : La Gazette France, le 4 décembre 2025 d’après l’étude BPCE — Lire l’article original